HISTOIRE


 

MontjoiMontjoi fut probablement peuplé dans l'Antiquité pour l'exploitation des mines de fer reprises au Moyen Age par les seigneurs. Ensuite, plusieurs communautés occupèrent le territoire actuel et y construisirent des églises. La population exploita les mines et les forêts, éleva des moutons et pratiqua la polyculture notamment potagère grâce aux possibilités de l'irrigation. L'évangélisation vint de l'abbaye de Lagrasse installée par Charlemagne à qui l'on doit aussi la première église Notre-Dame de Montjoi (vestiges encore apparents) et peut-être aussi celle de Saint-Pierre dans un vallon, autre fief probable.

L'époque féodale verra l'implantation d'un castrum certainement très modeste dont on sait seulement qu'il s'agissait d'un des rares vrais châteaux cathares, rattaché au puissant seigneur de Termes. Le village se déplaça alors pour venir s'installer autour du castrum ; bien plus tard (vers 1650) l'église actuelle y sera construite. La terre de Montjoi appartint ensuite à la famille de Mage comme les villages de Salza et Lanet, de la moitié du XIIème siècle (après la croisade contre les Albigeois) jusqu'en 1414. Ensuite successivement les familles Voisins (d'Arques), Brunet et de Saint-Jean-de Lagarde-Moussoulens (avec Bouisse et Fraisse) dès 1663, administrèrent l'ancien fief de Montjoi. Les habitants de Montjoi luttèrent contre leurs derniers seigneurs pour conserver quelques avantages comme celui de faire paître les animaux dans les vacants et de pouvoir bâtir des fours à chaux et d'autres à pain, sans avoir besoin de l'autorisation du seigneur. Mais ces derniers conservèrent leurs droits sur la plupart des moulins et des mines, sources de revenus et symboles de pouvoir.

MontjoiA l'époque moderne, après la Révolution de 1789, la communauté de Montjoi fut érigée en commune et rattachée au Canton de Bouisse et au District de Lagrasse, vite supprimés. Cela conduisit au rattachement cantonal à Mouthoumet et à l'arrondissement de Carcassonne, chef-lieu du département de l'Aude.

L'activité économique de Montjoi depuis lors se cantonna autour de la polyculture y compris la vigne disparue à la fin du XXème siècle, encore la forêt et toujours l'élevage ovin facilité par la reprise des vacants seigneriaux. De nouveaux moulins furent autorisés et un canal d'irrigation fut construit. Sa population en 1836 culminait à 269 habitants. Vers 1700, le village comptait 36 feux et dès 1860 on dénombrait 45 maisons. C'est le potentiel habitable d'aujourd'hui.

Paradoxalement, le développement de Montjoi trouva son "énergie" dans l'utilisation de l'eau dûment mise en valeur par ses habitants. Mais les échanges économiques furent largement réduits à cause des moyens rudimentaires de communication constitués des seuls chemins muletiers. Il faut attendre le début du XXème siècle pour disposer de relations par route et par ... charrette. Dans les années 1920, apparurent un complément de routes (entre Montjoi et Bouisse) puis le téléphone et l'électricité. Malheureusement, dès les années 1950, l'exode rural frappa fortement cette contrée au point d'entraîner la fermeture de l'école publique et Montjoi devint petit à petit le village résidentiel qu'il est aujourd'hui.
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Armoiries

Le blason de MontjoiElle furent attribuées à la communauté des habitants de Montjoy en 1696. Leur définition normalisée se note : "de vair à un chef fuselé d'or et de sinople ".

Quelques explications
Dans l'écu de Montjoi, on distingue :
  • "un chef fuselé d'or et de sinople", la partie supérieure, représentant une alternance de fuseaux (losanges) jaunes (or) et verts (sinople),
  • le reste de l'écu : "de vair" est une alternance de cloches bleues et blanches évoquant le ventre blanc et le dos gris de l'écureuil petit gris de Russie dont la fourrure rare était appréciée des chevaliers du XIIe siècle.

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